Une Parisienne

Une Parisienne

 

Sculpture d'art singulier

Une Parisienne. Sculpture d'Art singulier. Bois, papier-mâché, carton, tissu... Hauteur 30 cm

Ne nous y trompons pas, la « critique » sur ce blog artistique – même psychopompe à l'instar de Sibony se remémorant Sollers – reste une évaluation positive envers des personnalités imagées. Un bon mot pour chacun, pas de  regrets et le regard positif résolument tourné vers l'avenir ; joie dans ton cœur... Il est des gens qu'à défaut d'adorer on n'arrive pas à détester. Mieux, la plupart des portraits présentés ici sont purement fictifs, comme cette Parisienne de carton pâte, d'autant que le character-design singulier autorise à préparer de bons pitchs. 

Peu de gens le savent, parmi les héroïnes légendaires contemporaines des Alpes du Queyras, la Parisienne figure en bonne place. C'est Philippe Lamour qui, le premier, lança cette vedette dans sa revue-organe du « Courrier du Queyras » des années 1980. Faute de plumes, le grand Philippe, qui rédigeait déjà à lui tout seul 70% du trimestriel, s'amusait aussi à proposer des billets d'humeur sous pseudonymes dont « une Parisienne »... Outre son enthousiasme tout citadin pour la nature sauvage, celle-ci s'autorisait en sus des évaluations quant à divers changements de son goût pour ce si beau Queyras. Gageons que ces avis avaient le don d'irriter quelques vieux garçons ceillaquins à une époque où commenter la revue faisait office de réseau social... Au-delà de l'anecdote, si la Parisienne reste plaisante, c'est bien parce qu'elle suscite une dynamique (libidinale) rural/citadine. Nombre d'entre elles firent d'ailleurs localement « souche » et le Queyras d'aujourd'hui doit encore beaucoup à certaines. Nous pourrions même continuer la fiction...

Entrepreneuse, la Parisienne aura le don de dénicher les talents singuliers refoulés, les « diplômés » parfois dissimulés sous des uniformes saisonniers. Ne restez-pas dans cet état dira-t-elle, nous allons faire quelque chose de vous... Réussir à briser certaines gangues sociales. Outre le travail exposé sur les murs, les formations socio-montagne auront alors fonction réelle de revalorisation. Hélas, les temps seront beaucoup plus durs, ensuite, pour l'œuvre socio-culturelle de la Parisienne. Il est des chronologies édifiantes et non publiables – même en fiction – pour l'heure.  



Mariachi chichi

Mariachi chichi

 

Mariachi

Mariachi chichi : sculpture d'art singulier. Papier mâché, bois, peinture. Hauteur 23 cm

Dernier avatar de l'inventaire Villa muchacha, le Mariachi chichi t'invite surtout à dépasser l'anecdote locale – le petit jeu territorial espace-temps – pour l'universalité singulière. Une technique au service d'une éducation populaire créatrice ; curieuse synchronicité du thème avec les posts sud-américains des réseaux sociaux toujours friands de partager leurs astuces en papier-mâché... Pour info, encore, la page À propos d'Art singulier vient d'être mise à jour. 

En voiture, Nicole

La calèche du Mont-Viso

Peinture d'art singulier

En voiture Nicole, technique mixte sur toile. Cadre recouvert de schistes lustrés. 125X40 cm.

Pièce maîtresse de la collection Villa muchacha, ce tableau pourra te familiariser avec l'œuvre de Stéphane Simiand. Au-delà de la technique à la fois savante et populaire – digne des Alpes du Queyras – comprendre la part d'intuitions d'un véritable travail singulier.
- Mircea Eliade notait déjà le phénomène pour les « impétrants » qui parvenaient à soulager des douleurs dues à certaines disparitions. La rumeur faisait le reste et, moyennant une enveloppe avec photo et quelques billets, ces Artistes aidaient à la réalisation d'illustrations psychopompes... 
- Villa muchacha ; quid des généraux bonapartistes de l'Expédition du Mexique ? Un Toulonnais d'Abriès racontait qu'un guide piémontais « giflait » ses clientes qui couinaient, lors des passages délicats du Bric, avant de les ramener – heureuses – au Grand-Hôtel... Fort heureusement, pour la plupart des Dames, la douce et simple visite en calèche vers le Mont-Viso primait. Certains tentèrent le retour du concept mais ne purent pas vraiment offrir aux prestataires de service les conditions économiques idoines. La manne millionnaire avait fait long feu et, d'ailleurs, tout finit en « fusions ».
- Synchronicité fabuleuse des Pétroleuses ?  La question est plus de savoir à partir de quand, et comment, une Visiteuse peut devenir une muse acceptable ?  

Villa muchacha le concept-store

Villa muchacha le concept store

Villa muchacha

 Villa muchacha ; mieux qu'un slogan, un mantra artistique

Villa muchacha ; réaction répulsive francimande ou occitan codé ?

Villa muchacha ; pas de maison mère mais la villa des femmes
digne de the Draughtman's contract

Villa muchacha ; plutôt que la promotion mexicaine à Barcelonnette,
c'est – comme pour les cousins d'Argentine issus de l'Escarton d'Oulx – 
une croyance populaire de luxe en montagne

Villa muchacha se prononce [villa mütchatch' ] à l'Argentière-la-Bessée

inspiré de Jerome Bosch

Villa muchacha ; anch'io sono mariachi... Tu l'as la réf Le Corrège ?
Tel un pastiche des galeries d'art du Panier années 90

Villa muchacha ; Ben Vautier était un grand artiste du XXe siècle

Villa muchacha ; ce n'est pas « vie à Barcelone et travail à Paris » comme
pour Virginie D. et Manuel V.  infiltrés bonapartistes

Villa muchacha ; continueras-tu d'envoyer des pépites aux éditions de Vauvert
pour inspirer leurs Novilleros novellistes ?

Villa muchacha ; Daniel Sibony ne viendra hélas pas faire une conférence sur le même
péremptoire maoïste et catholique – façon Sollers – des holdings locales

Fraises dans la forêt

Villa muchacha ; véritable élément culturel du paysage et pas néo-mythe
de la seule nature sauvage chantée

Villa muchacha ; Campbell's labellise désormais la prédation végétale
des communs à tour de bras

Villa muchacha ; tu doutes parfois de l'harmonie socio-culturelle des territoires ?
Viens en parler au musée autour d'un pot de confiture d'amorsas

Villa muchacha ; les Amis de la cause – ou plutôt « de la côte » de Nice à Sète – sont
finalement contents que l'autonomie catalane n'est pas eu lieu. Pas de nouveau
paradigme et continuer de pérorer l'actualité résiliente de niche

Villa muchacha ; nos fraises des bois seraient-elles celles du Jardin des délices
du peintre Jérôme Bosch ?

Villa muchacha ; le balai espagnolette fait tout de suite plus vacances surtout quand la Joconde
est à Cuba. Tu l'as la réf Robert Filliou des copines tendance ?  

Villa muchacha ; savais-tu que les meilleurs promoteurs de Bourdieu – en français – sont
les vrais socialistes youtubeurs mexicains ? 

Villa muchacha ; du Boulevard des Dames au Boudoir des Dames,
il n'y avait qu'un pas d'artiste authentique à franchir

 


Le jardin des délices

Le jardin des délices


Le Jardin des délices. Technique mixte sur toile. Cadre avec pommes de mélèzes. 

En 2025 Stéphane Simiand renoue avec ses premières peintures naïves et singulières. Une fois de plus, sous le titre évocateur du Jardin des délices, une peinture offre des références locales et globales, légendaires et historiques, au profit d'une poésie. L'œuvre phare de l'exposition Villa muchacha. 

 

Dans la forêt

Dans la forêt
Dans la forêtDans la forêt. Acrylique sur carton, support bois blanc. 100 X 63 cm

Jouer avec les formes, les supports et la vibration des couleurs. Une technique au service d'un petit message ; quelle réalité peut parfois dissimuler notre merveilleuse nature redevenue très (trop?) sauvage ? 

Sculptures d'art singulier

Sculptures en papier mâché

 

Villa muchacha

Sculptures en structure bois & papier mâché, boite de conserve, jusqu'à 30 cm de haut.

L'idée des installations Villa muchacha est de jouer avec différents volumes amusants qui, en compagnie des peintures et illustrations, viendront renforcer le thème de l'exposition. La fraise est ici un light motif – à l'instar de la coccinelle de Gotlib – qui agrémente les représentations des Villas. Les images deviennent kinesthésiques et, entre deux cuisinières pulpeuses, le produit de bouche labellisé ne fait pas tant écho aux holdings du moment qu'à des clins d'œil au marché de l'Art même. Toute une soupe, façon Campbell's.  


 

Fragolas

Fragolas la fraise géante
Mystère au GAECFragolas. Acrylique sur carton. Support bois blanc. 100X63 cm

Peinture narrative. L'objectif de l'exposition Villa muchacha n'est pas de donner immédiatement un ensemble de clefs au regardeur – le descriptif de l'exposition n'étant pas pour lui toujours disponible – mais de l'inciter à sentir que « quelque chose se passe ». Comme dans les peintures d'Edward Hopper. À défaut de promotion télévisuelle prétexte à la Alex Hugo, retrouver au moins la fantaisie poétique des albums de l'association Bilal & Christin. Plusieurs pièces sont disponibles sous cette même forme/support « brouillon ».  

 

Villa muchacha – série d'aquarelles

Villa muchacha - les aquarelles

Maisons de millionnaires

Série d'aquarelles 24x30 cm sur les « Villas mexicaines » des Alpes du Queyras

Finalement Ben Vautier avait-il raison ? Robert Filliou, en jouant la carte demago Tout le monde est artiste ironisait sûrement... Il faudra attendre la période COVID – avec la mise en ligne publique de cours de dessin par d'anciens étudiants des Beaux-arts de Paris – pour avoir enfin de bons et vrais éléments comparatifs. L'analyse socio-culturelle des territoires, et l'historique des tendances des Écoles d'Art, devient alors pertinente. Mais, même si l'heure du Tikkun n'est pas encore venue, demeure déjà la qualité ineffable d'un DNSEP des années 1990 ; celle d'une vraie « formation » du regard et de la raison, de la compréhension des phénomènes, du lègue des témoignages. La démarche d'un Artiste comme Stéphane Simiand prend alors toute sa valeur « pédagogique » – plus que résiliente – et, toute brute qu'elle est, devient de plus en plus sollicitée.  

          

Villa muchacha

Villa muchacha

Nouvelle affiche et descriptif de l'exposition d'Art singulier VILLA MUCHACHA au Musée de la Barma pour l'été 2025. 


 

 Peu de gens le savent, les Alpes du Queyras possèdent aussi leurs villas de « millionnaires » revenus d'Amérique du Sud à la fin du XIXe siècle. Moins connues que les maisons mexicaines de Barcelonnette, ces belles demeures n'en restent pas moins fascinantes. Mieux, une interprétation savante, qui biaisa un travail initié par l'anthropologue Harriet Rosenberg dans les années 1970, persuada que ces Américains étaient les précurseurs du tourisme local. De fait, l'attrait pour les sommets (et les sauvages Vaudois qui les peuplaient) avait commencé dès avant l'investissement millionnaire. Quoiqu'on dise, ce tourisme de luxe – et ses Grands-Hôtels – ne survivra pas à la seconde guerre mondiale. Les modèles économiques qui suivirent – zone agricole témoin, accueils pédagogiques, tourisme social, promotion initiale du Parc de Philippe Lamour... – furent sûrement plus soucieux du maintien des populations locales. Un mythe demeure cependant et, dès les années 1990, une certaine idée du luxe et des « stations » de bien-être effaça peu à peu le vieux paradigme d'authenticité au profit d'une nouvelle happycratie digne d'Eva Illouz. Comme si, ici, les fraises du Jardin des délices de Jérôme Bosch étaient devenues une réalité... Paradoxe, les prestations, produits de bouche et d'artisanat, labellisés du prestige « nature sauvage » régalent surtout désormais le tourisme motorisé journalier. C'est donc à une exposition innovante et amusante que t'invite l'artiste singulier Stéphane Simiand. Aquarelles, peintures, livres, objets… autant de découvertes et de coups de cœur qui – à n'en pas douter – sauront agrémenter ton intérieur si ce n'est ta résidence secondaire.